Mal de l’air en avion : ce qu’il faut vraiment savoir pour voyager sans galère
Le mal de l’air en avion, ça arrive moins souvent qu’on le croit. Enfin, sauf quand le vol devient vraiment chaotique avec des turbulences qui secouent tout. Le problème vient surtout des trompes d’Eustache. Ces petits canaux qui égalisent la pression entre l’intérieur et l’extérieur du tympan. Quand la cabine change de pression au décollage ou à l’atterrissage, elles peuvent se bloquer. Résultat ? Une sensation d’oreilles bouchées qui va du simple inconfort jusqu’à une vraie douleur.
Bon, ce n’est pas une fatalité. Et honnêtement, quelques gestes simples changent déjà beaucoup de choses.
Comment éviter les oreilles qui piquent pendant le vol
Choisir sa place a son importance. Entre les ailes, l’avion bouge moins. C’est la zone la plus stable. Une fois installé, le réflexe le plus efficace reste de déglutir ou de bâiller. Ça ouvre les trompes d’Eustache sans y penser. Si ça ne suffit pas, mâcher un chewing-gum ou sucer un bonbon aide aussi. Et si la pression devient vraiment douloureuse, on se mouche doucement, sans forcer. Le classique « manœuvre de Valsalva » – pincer le nez, fermer la bouche et souffler légèrement – marche souvent très bien.
Incliner le siège le plus possible et rester immobile, tête un peu en arrière, limite aussi les sensations désagréables. Évitez l’alcool et les boissons gazeuses. Elles gonflent l’estomac et n’arrangent rien. Pour les tout-petits, leur donner à boire ou leur mettre une tétine pendant les phases critiques reste le meilleur plan. Certains parents glissent même deux gobelets en plastique sur les oreilles des enfants. Ça crée une petite chambre d’air qui amortit le choc de pression.
Un truc que beaucoup oublient : ne pas dormir pendant la descente. On a besoin d’être actif pour égaliser. Et si on a un rhume ou le nez bouché, mieux vaut reporter le vol si possible. Sinon un décongestionnant nasal pris une heure avant peut aider, mais seulement après avis médical.
La peur de l’avion, ce n’est pas une question de courage
Un passager sur quatre ressent de l’angoisse avant de monter à bord. Claustrophobie, peur de quitter le sol, bruits du décollage, turbulences… tout y passe. Pourtant l’avion reste de loin le moyen de transport le plus sûr. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le risque est ridiculement bas comparé à la voiture.
Le jour du départ, mangez léger mais ne partez pas le ventre vide. Café, alcool et tabac sont à éviter. Ils excitent le système nerveux pour rien. Des vêtements amples aident à se sentir moins coincé. Et surtout, ne préparez pas vos affaires au dernier moment. Arriver tôt à l’aéroport calme déjà beaucoup.
Si l’angoisse devient vraiment handicapante, les stages anti-stress existent toujours. Air France en propose un autour de 750 euros. D’autres centres proposent des formules entre 390 et 450 euros. On y rencontre un psychologue, un pilote, on apprend la cohérence cardiaque et on passe parfois en simulateur. Les taux de réussite tournent autour de 80 à 95 % selon les organisateurs. Ce n’est pas magique, mais ça marche pour beaucoup de gens.
Le point c’est que la respiration compte énormément. Inspirer quatre secondes, expirer plus longtemps. Ça coupe le cercle de la panique. Et pour être honnête, savoir ce que signifient les bruits de l’avion aide aussi. Une fois qu’on comprend que le « bang » au décollage est normal, l’imagination s’emballe moins.
Syndrome de la classe économique : le risque réel des longs vols
Sur les vols de plus de quatre ou six heures, rester assis sans bouger favorise la formation de caillots dans les veines des jambes. C’est la phlébite. Si le caillot part et remonte vers les poumons, on parle d’embolie pulmonaire. Les symptômes peuvent apparaître plusieurs jours après le vol : douleur dans une jambe, gonflement, ou douleur thoracique. Heureusement les cas restent rares – on parle de quelques dizaines par an sur des millions de passagers – mais le risque existe.
Pour le limiter, bougez. Toutes les une à deux heures, levez-vous et marchez un peu dans le couloir. Assis, faites des cercles avec les pieds, flexez et étendez les chevilles. Évitez de croiser les jambes. Buvez de l’eau régulièrement – un demi-litre toutes les quatre heures, un litre sur six heures. L’alcool et les somnifères sont à bannir : ils déshydratent et immobilisent encore plus.
Les personnes à risque (antécédents de phlébite, grossesse, pilule, obésité, opération récente…) devraient porter des bas de contention de classe 1 ou 2 (15 à 30 mmHg). Un siège côté couloir facilite aussi les déplacements. Et non, le problème n’est pas réservé à la classe économique. C’est l’immobilité qui compte, pas le prix du billet.
Au bout du compte, voyager en avion reste très sûr. Mais quelques habitudes simples font toute la différence entre un vol pénible et un trajet presque confortable.