Pourquoi les parents devraient se former aux gestes de premiers secours

18 juillet 2026
Pourquoi les parents devraient se former aux gestes de premiers secours

Personne ne veut imaginer le pire. Et pourtant, parfois la vie force la main. Un enfant qui s’étouffe avec un morceau de pomme, une chute dans les escaliers, une noyade dans deux centimètres d’eau dans la baignoire… Ces scènes arrivent plus souvent qu’on ne le croit. Les accidents de la vie courante restent la première cause de décès chez les petits de 1 à 4 ans en France. Chaque année, on parle d’environ 20 000 hospitalisations chez les moins de 6 ans. Les chutes pèsent lourd dans les statistiques, suivies des brûlures, des intoxications et des étouffements. La plupart se produisent à la maison. Du coup, savoir quoi faire dans les minutes qui précèdent l’arrivée des secours peut littéralement changer le cours des choses.

Des formations accessibles à toute la famille

Bon, on n’a pas besoin d’être superhéros pour apprendre. Dès 10 ans, n’importe qui peut suivre une formation aux gestes qui sauvent. La Croix-Rouge propose plusieurs formules. Il y a l’initiation courte, les Gestes qui sauvent, en deux heures seulement. On y voit l’essentiel : protéger, alerter, gérer un saignement, une personne inconsciente, un arrêt cardiaque. Pour ceux qui veulent aller plus loin, le PSC (Premiers Secours Citoyen, qui a remplacé le PSC1 fin 2024) dure une journée. On y pratique vraiment : massage cardiaque, position latérale de sécurité, manœuvre de désobstruction, utilisation du défibrillateur.

Et pour les parents de tout-petits, il existe des sessions spécifiques. L’IPSEN, Initiation aux Premiers Secours Enfant et Nourrisson, dure environ cinq heures. On travaille sur des mannequins de la taille d’un bébé. On apprend les gestes adaptés à leur morphologie, parce que réanimer un nourrisson n’a rien à voir avec un adulte. On parle aussi de prévention : couchage sécurisé, syndrome du bébé secoué, risques dans chaque pièce de la maison. Franchement, même si on n’a pas encore d’enfant, ça peut servir un jour. Et si le vôtre a déjà 10 ans ou plus, vous pouvez y aller ensemble. Qui sait, ça lui donnera peut-être envie de devenir pompier plus tard.

Les jeunes sapeurs-pompiers, une autre porte d’entrée

Pour les ados entre 11 et 18 ans, il y a aussi la filière des Jeunes Sapeurs-Pompiers. La formation s’étale sur quatre ans en général. On y découvre le matériel d’incendie, les gestes de secours, la protection de l’environnement, et on fait beaucoup de sport. Les mises en situation deviennent de plus en plus réalistes : transporter quelqu’un sur une chaise d’évacuation, contenir un début d’incendie, pratiquer un massage cardiaque. Les inscriptions se font souvent à la rentrée scolaire. C’est un engagement sérieux, mais ça forme des citoyens capables d’agir.

Une obligation pour ceux qui travaillent avec les enfants

Côté professionnels, le cadre est plus strict. Assistantes maternelles, personnel de crèche, animateurs périscolaires, enseignants… tous doivent être formés aux premiers secours. L’attestation figure dans les dossiers de concours et de diplômes. Les établissements recevant du public, les écoles en particulier, doivent aussi disposer du matériel adapté. Un défibrillateur, une trousse de secours complète, parfois une mallette PPMS. La prévention ne s’arrête pas aux gestes individuels.

En fait, se former, c’est un peu comme mettre une ceinture de sécurité. On espère ne jamais en avoir besoin. Mais le jour où ça arrive, on est content de l’avoir fait. Les formations ne coûtent pas une fortune : autour de 20 euros pour les Gestes qui sauvent, 60 à 70 euros pour le PSC. Et le temps passé en vaut largement la peine. Parce qu’au bout du compte, ces quelques heures peuvent sauver la vie de quelqu’un qu’on aime.

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